L’Art ignore tout, l’Art est partout
Et comme une mouche, il touche à tout
  
On m’appelle Gregor le discret. Du moment où vous ouvrez le contenant, il serait trop tard. Sans y être invité, je deviens l’intrus invisible qui dérange, survole, et explore tous les recoins de vos espaces privés et publics.

Ainsi, rien que par un ego Sartrien, je plane les espaces.

 

Dans le but de m’assimiler dans les lieux « sacrés » de l’Art, je me métamorphose en une mouche. Cette transformation me permet sans la moindre surveillance, ni autorisation, d’avoir accès aux endroits éminents de l’Art.

Cette action inhabituelle, de caractère existentialiste, se produit dans un temps et un lieu réels. Elle fait référence à une esthétique  relationnelle. En fait, sa double dimension matérielle et immatérielle est prévue par la banalité d’un acte imperceptible de la vie quotidienne. 

Il s’agit d’une performance métaphorique qui s’accomplit par la formulation d’une expérience discrète et improvisée. Elle exprime l’inversement de l’attitude de l’artiste

Vis-à-vis de son statut conventionnel. Ici l’artiste et le sujet s’amalgament et deviennent un.

Décontracté de la philosophie de l’art, c’est-à-dire de l’authenticité, de l’unicité de l’objet, et de sa valeur matérielle, le sujet tend vers un art immatériel, éphémère  qui transforme l’œuvre en une action temporelle.

À travers cette transmutation, Gregor la mouche témoigne le détachement poétique et existentialiste  du corps de son âme, voir l’œuvre et son regardeur.

Il s’agit foncièrement d’une expérience évanescente qui réclame la mémoire de sa propre disparition.

 

 

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smart and original idea; that reflects the sufferance of the Lebanese society ...
-- Samira Handam, 10/2/09



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