| 11/13/11| Cette performance au sens métaphorique a le mérite de rassembler en un même
lieu d’action et de réflexion, en l’occurrence le corps, ses diverses expériences temporelles et
psychiques.
Ici, la nature migratoire du corps ainsi que le poids éthique de sa mémoire se
conservent en chacun de nous sous la forme d’un «corps-V » dont la dimension abstraite projette l’image vive
d’une mémoire s’activant dans
un espace temps écoulé.
Ainsi, cette pièce est l’aboutissement d’un mariage entre l’espace de notre
mémoire et la nature complexe et fragile du corps qui l’abrite.
Le propos de cette performance collective est
d’incarner l’aspect métaphorique représenté par le poids éthique de notre
mémoire.
This
performance, metaphorically speaking, has the merit of bringing together its
diverse temporal and physical experiences to a same place of action and
reflection, the body in this case.
Here,
the migratory nature of the body as well as the ethical mass of its memory are
preserved in each and every one of us in the shape of a "Body-Luggage''. Furthermore, the
abstract dimension projects the image of a self-activated memory within the realm of the elapsed time.
Thus,
this unique piece is the mix and match between the accidental space of our
memory and the fragile nature of the host body.
The purpose of
this collective performance is to embody the metaphoric aspect represented by
the weight and the content of our Memory.
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5/25/11 | | Trous de mémoire
Cette installation au
sens métaphorique a le mérite de rassembler en un même lieu d’action et de
réflexion, en l’occurrence le corps,
ses diverses expériences temporelles et psychiques.
Ici, la nature migratoire du corps ainsi que
le poids éthique de sa mémoire se conservent en chacun de nous sous la forme
d’un «corps valise ». La
dimension abstraite de ce dernier projette l’image d’une mémoire déracinée et
infirme, qui se construit, s’interpelle et nous échappe
dans un espace temps écoulé.
Ce corps valise s’affirme à travers son
endurance temporelle, sa résistance psychique et l’usure de sa forme
transpercée.
Ainsi, cette pièce est
l’aboutissement d’un mariage entre l’espace accidenté de notre mémoire et la
nature embryonnaire et fragile du corps qui l’abrite.
Blackout
This
setup, metaphorically speaking, has the merit of bringing together its diverse
temporal and physical experiences to a same place of action and reflection, the
body in this case.
Here,
the migratory nature of the body as well as the ethical mass of its memory are
preserved in each and every one of us in the shape of a "Lugage body''.
Furthermore, the abstract dimension of the latter reflects the image of an
uprooted and infirm memory. A memory constructing itself, asking questions and
escaping us in a span of elapsed time.
This
"Lugage body" asserts itself through its temporal endurance,
its physical resistance and the wear of its pierced shape.
Thus,
this unique piece is the culmination of marrying the corrugated space of our
memory and the embryonic and fragile nature of the host body.
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11/21/10 | | La légèreté d’être
Une plume, aussi légère qu’elle soit, nous fait
bondir de notre place. Par son effleurement silencieux, sensuel et doux comme
le vent, notre corps se frissonne, perd la boule et rebondis dans l’air. La réaction de notre
corps prend la forme d’un mouvement brusque et expressif, évoqué par un
contacte bref avec l’autre.
Cette subtile et étrange relation est fondée sur l’acte
du toucher de la peau par un corps étranger et léger, celui de la plume. Ce contacte
entre ces deux matières est électrisé par une irrégulière percussion réagissant
sur notre corps.
Ainsi, une énergie impulsive et obligée nous pénètre
et se traduit illico par un chatouillement. Or, ce dernier, de caractère
plaisant, charnel, amusant et sensuel se transforme en une torture aussitôt qu’il
s’engage dans la répétition inlassable du geste.
Entre le constat humoristique du geste et
l'approche sensible des êtres humains, cette performance minimale s’articule sur
différents éléments réels, et visuels. Elle déploie une conception métaphorique
des questions sociales liées à la tolérance des échanges relationnelles entre
les uns et les autres, où la quête des valeurs personnelles, sociales et éthiques
chez l’individu est en jeu.
A
feather, as light as it is, makes us leap from our seat. With its wind-like
silent, soft and sensual caress, our body loses its marbles and bounces into
the air. The reaction of our body takes the form of a sudden and expressive
movement, triggered by a fleeting contact with the other. This subtle and
strange relationship is based on the act of a foreign body touching the skin,
namely the feather. It is the contact between two matters electrified by
irregular emotion responding to our neurological system.
Accordingly,
an impulsive energy penetrates us and leads illico to tickling feeling all over the body. However, this
pleasant, sensual, enjoyable, relational sensation turns into torture once
falling within unremitting repetition of gesture.
Between
the humorous finding of the gesture and the sensitive approach of the human
being, that minimal performance hinges on different real and visual elements.
It reveals a metaphorical vision of social issues related to tolerance of
emotional and relational exchange between two or more individuals, where
individual pursuit of liberal values and autonomy is at stake.
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11/27/09O2Vie
Je m’intéresse
particulièrement à la notion du désordre social dans le mode de vie du
Libanais, et notamment, la jonction entre ses besoins essentiels, en
l’occurrence l’eau, et les misérables services qui sont mis à sa disposition.
Cette amusante
action et interactive est foncièrement d’ordre éthique. Elle se traduit par un
jeu entre le public et l’objet, et plus précisément des formes inhabituelles et
différentes de cruches d’eau faites à la main et en céramiques. Ces dernières,
contrairement aux cruches ordinaires, ne conservent pas l’eau, sinon très peu.
Leur modèle non fonctionnel est conçu pour empêcher un remplissage et un usage
facile. A titre d’exemple, une cruche aura deux goulots et une autre aura des
multiples becs.
Pour passer à
l’action, et accommoder le besoin des altérés, un réservoir rempli d’eau de
source avec un robinet, et des cruches, seront installés sur un chariot mobile.
Ce dernier servira pour le transport et le déplacement des pièce.
La forme surréelle
des cruches nous exposera à une action dont la tournure sera à la fois cocasse
et dramatique puisque le participant s’évertuera à remplir sa cruche d’eau,
tenté d’y boire en évitant de s’éclabousser. La pièce et l’acte ont une portée
métaphorique dénonçant la faillite d’un système social qui n’arrive pas à
assurer les besoins de base du citoyen.
I am particularly interested in the concept of social disorder in the Lebanese
lifestyle, and more precisely, the junction between its basic needs, namely
water, and the hopeless means placed at his disposal.
My intervention relates to ethics. It is translated in a game between
the audience and the object, and explicitly, unusual hand made ceramics jugs .
These pitchers, unlike the regular ones, do not retain water, or very little.
Their non-functional model is designed to prevent a normal filling and easy handling.
For example, a pitcher has two necks and another will have multiple spouts.
The surreal shapes of the pitchers have a metaphoric expression.
People are invited to take action while getting exposed to both funny and
dramatic situation.
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7/14/09L’Art ignore tout,
l’Art est partout
Et comme une mouche, il touche à tout
On m’appelle Gregor le discret. Du moment où
vous ouvrez le contenant, il serait trop tard. Sans y être invité, je deviens
l’intrus invisible qui dérange, survole, et explore tous les recoins de vos
espaces privés et publics.
Ainsi, rien que par un ego Sartrien, je plane
les espaces.
Dans le but de m’assimiler dans les lieux
« sacrés » de l’Art, je me métamorphose en une mouche. Cette
transformation me permet sans la moindre surveillance, ni autorisation, d’avoir
accès aux endroits éminents de l’Art.
Cette action inhabituelle, de caractère
existentialiste, se produit dans un temps et un lieu réels. Elle fait référence
à une esthétique relationnelle. En
fait, sa double dimension matérielle et immatérielle est prévue par la banalité
d’un acte imperceptible de la vie quotidienne.
Il s’agit d’une performance métaphorique qui
s’accomplit par la formulation d’une expérience discrète et improvisée. Elle exprime
l’inversement de l’attitude de l’artiste
Vis-à-vis de son
statut conventionnel. Ici l’artiste et le sujet s’amalgament et deviennent un.
Décontracté de la philosophie de l’art,
c’est-à-dire de l’authenticité, de l’unicité de l’objet, et de sa valeur
matérielle, le sujet tend vers un art immatériel, éphémère qui transforme l’œuvre en une action
temporelle.
À travers cette transmutation, Gregor la
mouche témoigne le détachement poétique et existentialiste du corps de son âme, voir l’œuvre et
son regardeur.
Il s’agit foncièrement d’une expérience
évanescente qui réclame la mémoire de sa propre disparition.
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 | smart and original idea; that reflects the sufferance of the Lebanese society ... | -- Samira Handam, 10/2/09
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1/2/09 |  | |
Les Libanais sont invités à aligner leurs
casseroles à l’envers sur un lot de terrain au centre-ville. La scène sera
constituée d’une étendue de batterie de cuisine sans la présence d’aucune forme
humaine. A ce niveau-là, la pluie orchestrera l’aboutissement du projet à
travers son tambourinement sur les casseroles. L’accentuation de la cacophonie
sera sujette au déversement inégal de l’ondée. Le désordre auditif engendré par
la chute de la pluie et les casseroles sont symboliques à plus d’un égard. La
casserole en elle-même incarne la faim, la misère et illustre le ventre creux
des citoyens. Le tintamarre évoque le son des balles tirées aléatoirement. La
population est assassinée par la disette et par le dédain des politiciens. Dans
un espace ouvert comme celui du centre-ville, la flotte résonnera intensivement
en concurrençant le pavé. Le cri de la famine est aqueux. Naguère, les Libanais
avaient porté les armes pour revendiquer l’égalité sociale, mais à travers
cette allégorie, leurs marmites deviennent le mégaphone de la pauvreté qui
gangrène leur tissu social et familial.
J’ai recours aux éléments ésotériques
pour mener à bien ce projet : L’eau, la terre, l’air et le feu. Ce
dernier, quoiqu’il ne soit pas réellement représenté, trouvera son expression
dans le ‘feu de la colère’ des casseroles qui ne sont qu’un prolongement
physique de chaque Libanais.
les casseroles iront à la fonderie pour
la production d’une grande casserole sculpturale sur laquelle les noms des
participants y seront gravés.
The
Pang of the Pans
Project
Description
The
Lebanese are invited to align their pots upside down on a piece of
land in downtown. The scene will consist of a range of cookware
without the presence of any human form. At this level, the rain will
orchestrate the outcome of the project through its drumming on the
pans. The increase of cacophony will be subject to the dumping rain.
The
acoustic disorder caused by the rain fall on the pans is symbolic in
more ways than one. The pan itself embodies hunger, misery and
illustrates the citizens' hollow bellies. The uproar evokes the sound
of bullets fired randomly. People are doubly killed by famine and by
politicians' disdain. In an open area like the downtown, the fleet
will resonate intensely competing with the pavement.
The
cry of hunger is aqueous. In the past, the Lebanese had taken up arms
to demand social equality, but through this allegory, their pots
become the megaphone of poverty which blights their social and family
fabric.
To
soundly complete the project, I use esoteric elements: water, earth,
air and fire. The latter, though not actually shown, will be
reflected in the 'heat of anger' of the pans that are but a physical
extension of every Lebanese.
Finally,
the pans will be sent to the foundry for the production of a gigantic
sculpture pan on which all participants' names will be engraved.
Ghassan
Ghazal
For
more information, kindly call on: 70 947 133
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7/8/08 | Quand l’absurde rejoint le réel…
Feetbook
est un projet fondé et réalisé grâce à une participation collective qui prend
la forme d’une performance métaphorique dans les espaces publics et qui
aboutira à une installation in situ. Sur des
sites réels du Liban, les Libanais à l’étranger sont invités à une pathomimie (n.f. de patho-et mime. MÉD. Simulation
consciente et inconsciente d’une maladie) exprimant ainsi,
l’idée d’un déracinement collectif qui a irrévocablement influé leur
destin.
L’instabilité
endémique au Liban ne permettant pas à la diaspora libanaise de retourner au
bercail, celle-çi est appelée à être representée par le truchement de leurs
souliers usés lors d’une excursion touristique explorant les quatre coins du
pays. Chaque soulier chaussant le destin de son ex-propriétaire parlera de la
trajectoire migratoire de ce dernier, et cela à travers un texte rédigé en
langue arabe. Le Libanais d’ailleurs est rapatrié par ses propres chaussures.
C’est le coup de pied du destin.
Les souliers
éculés embarqueront dans une tournée guidée des endroits touristiques les plus
recommandés par le bureau de tourisme libanais. Les chaussures rejoindront les
vestiges de certains sites historiques, c’est l’alliage entre l’Histoire et
l’historiette d’un peuple en perdition.
Par la suite, Feetbook participera à une exposition collective, là où
une soirée de rencontre aura lieu le 05 août 2008 à 18h à la Galerie Janine
Rubeiz où ces souliers seront hébergés en forme d’installation accompagnée de
peintures sur papier et des photos souvenirs de leur excursion.
Cette
simulation métaphorique est une image ironique et enviable qui exprime une
répulsion véridique de la situation des Libanais vivants à l’étranger contre
leur gré. |
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3/19/08 | Régime
féodale 2006
L’idée de me retrouver dans les
mêmes conditions d’une société féodale qui souffre encore de la maladie des
élitismes me rend irritatif et demeure un problème irrésolu. Comme si on avait
étiré l’espace du temps pour le conserver tel quel, le suspendant pour en faire
une nature morte. Or cette élasticité subit une tension croissante qui finira
tôt ou tard par se déchirer.
Une roue dégonflée demeure immobile et devient
un objet de contemplation, à moins de lui assurer la pression d’air nécessaire
pour poursuivre son chemin. Cela justifie l’absence conditionnelle du processus
évolutif chez l’homme, dans une société souffrante et menacée par une politique
irénique qui n’assure qu’un camouflage d’une structure en voie d’effritement.
De même que, les maladies surgies récemment ne pourront point guérir par
injection de médicaments dont l’invention date de belle lurette.
Il y a trente ans, les conditions politiques,
religieuses et sociales m’ont obligé de quitter mon pays. Aujourd’hui comme
hier et pour les mêmes raisons, d’autres jeunes quittent le pays. C’est
toujours le même refrain. Les jeunes et leurs odeurs fraîches sont exportées et
la pourriture reste, s’ammoncelle, devient toxique et, conséquemment, nous
étouffe. Tout finira par exploser, comme il y a trente ans. Le pays est
continuellement exposé à un danger destructif et de même son peuple se voit
menacer de disparition. L’erreur se répète et le cycle de la vie suit son
parcours.
Solidement
ancré dans la réalité, mon projet de photos et d’installations est l’expression
d’un langage métaphorique qui fait référence à des situations réelles de nature
sociopolitique.
The idea to finding myself today under the same conditions
of a feudal society which still suffers from the disease of the elitisms,
returns to me irritating and leaves the problem irresolute. As if one had
stretched the space of time to preserve it just as it is, suspending it to make
a still life of it. However this elasticity undergoes an increasing tension
which will end early or late tearing up A deflated wheel remains motionless and
becomes an object of contemplation, unless ensuring him the Wright pressure of
air to carry on its way. That
justifies the conditional absence of the evolutionary process at the man, in a
society suffering and threatened by an irenic policy which ensures only a
camouflage of a structure in way of crumbling. Just as, the diseases emerged
recently will not be able to cure by injection of drugs whose invention goes
back to beautiful lurette.
Thirty years ago, the conditions political, religious and
social obliged me to leave my country. Today like yesterday and for the same
reasons, other young people leave the country. It is always the same refrain.
The young people and their fresh odors are exported and the rot remains,
accumulates, becomes toxic and chokes us. All will end up exploding, like
thirty years ago. The country is continuously exposed to a danger destructive
and the same its people see themselves threatening of disappearance. The error
is repeated and life cycles it follows its course. Firmly anchored in reality,
my project of photographs and installations is the expression of a metaphorical
language which refers to real facts of sociopolitical nature. |
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2/25/08 | Quand la ronce
barde la fleur…
Le fil de fer barbelé est
christique. Quoique de nature ronceuse, le barbelé de Jésus exhorte la passion
et l’abnégation. Descendant directement de la ronce, le barbelé, sous ses
multiples formes-coupant et piquant-, assiège Beyrouth. La ville est détenue
par les griffes de l’accès interdit à sa topographie. Jadis, il était un
vestige de la guerre. Désormais, il est le prestige d’une nouvelle guerre,
celle de l’attente, de l’imprévu et l’imprévisible.
Soigneusement installé au
cœur de l’architecture rurale de Beyrouth, son mouvement torsadé et sa présence
physique mortuaire et psychosociale lui confèrent l’image d’une balafre pérenne
qui conteste l’orbe étoilé, d’une
ceinture de chasteté pour un bordel mappe mondialisé. Malgré sa composition répétitive
et menaçante, le barbelé figure parmi les objets urbains qui longe notre vie
quotidienne. Un rappel pathologique de la précarité de la vie. Sa convenance,
qu’elle soit authentique, esthétique ou politique, occupe notre espace privé et
public et se classe au rang des objets de guerre décoratifs. Cette
interrelation entre l’individu et
son environnement est façonnée se construit à travers l’action.
Selon Ittelson, « cet environnement, avec
ses particularités, la manière dont il est investi et façonné par l’individu,
qui participe de l’identité de l’individu et donne signification à son
comportement.”
À travers une
représentation métaphorique, à la fois enviable et ironique, je relève en
question les valeurs symboliques, esthétiques, son statut social déphasé et,
son harmonie sinistre au sein des espaces public et privé.
The genesis of the barbwire
finds its roots on the forehead of The Christ with the thorny crown. Albeit its
spiky nature, the Holy barbwire exhorts passion and abnegation. Descending
directly from the bramble, the prickly wire, with its multiple forms and
shapes, besieges Beirut. The Capital is under the claws of forbidden access to
its topography. Not so long ago, the barbwire was a vestige of the war. Today,
it is the prestige of a new war. The war of the unforeseen and the unpredicted.
Neatly implemented in the heart
of the rural architecture of Beirut, its twisted movement and its mortuary and
psycho-social presence confirms the image of a an perennial scar, of a chastity
belt for a united-national brothel In spite of its repetitive and
menacing composition, the barbwire figures amid the urban objects that escort
our daily life. It is a pathological signal of the precarity of life. Its
presence, be it authentic, esthetic or political, takes part of our private and
public spaces and falls under the realm of the decorative objects of war. The
inter-relationship between the individual and his barb wired environment,
forges his social behavior vis-à-vis
himself and his surrounding milieu. Through a metaphoric representation, equally enviable and
ironic, I bring to the fore the symbolic and aesthetic values of the barbwire,
shedding light on its surpassed social status and its sinister harmony within
the public and private spaces.
Primarily, my project will be a
combination of a video projection and essential materials such as wood, metal,
flowers, clay, and so forth. |
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12/2/07 | | La mouchette
J’ai trouvé une mouche entraint de ce chauffer
les pattes et les ailes dans mon café. Je l’observai, et très vite j’ai rèalisé
qu’elle ne savait pas nager. J’étais à son secours. Je l’ai soigneusement
sortie de son bain brûlant en la couvrant d’une serviette de papier Starbuck.
Elle sufoquait de caféine. C’était propablement une tentative de suicide.
Sans trop chercher à comprendre, je
l’ai prise chez moi. Avec le bout de mes doigts, je l’ai touché pour détecter un signe de vie. Je l’entendais à peine. Elle bourdonnait, elle
frémissait, elle avait froid. Ces ailes étaient crispées et collées sur son
corps. Je l’ai laissé au soins du temps. Ma mouchette ne volera plus jamais,
elle est paralisait. Comment faire pour soigner une liberté amputée? privée de
son espace ecologique, comment ?
Avec la technologie savante d’aujourd’hui,
j’ai la possibilité de lui simuler un environnement saint et propice qui répondera
à tous ces besoins. Je pourrai lui recréer un monde là où les chances de survie deviennent possible. Un monde comme elle
le désire, à l’abris de tous danger. Dans un espace virtuel préfabriqué, je pourrais lui offir une vie saine, unique et excluse de toute réalitée, à
l’image d’un rêve parfait. Sans effort ni menace elle aura ainsi accès à ces fantasmes
et ces désires. Elle pourra voyager à sa guise comme et quand elle voudra. Ma
mouchette sera finallement libre. Elle n'aura plus besoin de ces ailes.
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 | supperbe !! | -- Anthony Saroufim, 1/18/10
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